La vraie nouvelle naissance

Jésus, dans sa bonté, s'est occupé de tous les hommes ; de toutes les classes d'hommes et de toutes les conditions.

Ce qui est écrit de Lui dans la bible ne nous montre qu'une infime partie de ce qu'Il a fait, mais nous montre quand même qu'Il aimait tout le monde. Il savait que tous les hommes avaient besoin d'être sauvés, et donc Il s'occupait d'eux à sa manière. Et si je dis à sa manière, c'est parce que c'est comme cela qu'Il a agi depuis les tout commencements. Les Ecritures dans leur ensemble sont là pour nous apprendre ces choses.

Il est évident que, selon la catégorie sociale ou familiale des hommes, ou encore selon leur naissance, leur nom, leur rang, ou que sais-je encore, les hommes, bien que tous égaux devant Dieu, ont une vie "extérieure" différente les uns des autres.

Mais ce n'est pas l'extérieur qui compte ; ce qui compte c'est ce qui est intérieur, et c'est ce qu'est venu traiter Jésus, précisément.

Jésus, en tant que "sacrifice unique", aurait pu donner sa Vie en rançon puis repartir auprès du Père, point final. Le paiement, le rachat, aurait été fait de toute façon.

Mais non, Jésus, par tous ses actes merveilleux qui finirent par le clouer sur une croix comme un brigand, voulait montrer par là "où était exactement le mal", la racine du mal.

Jésus s'est donc occupé de sauver une grande diversité de gens, et surtout ceux les plus en danger. Il disait cela en évoquant la centième brebis que le berger faisait passer avant les 99 autres, parce que la plus en danger.

Parmi ces brebis en grand danger il y avait donc aussi tous ceux qui enseignaient les gens, mais faussement. La plupart de ces gens, en effet, ignoraient totalement qu'ils étaient dans l'erreur, et c'est pourquoi Jésus s'est occupé d'eux tout particulièrement.

Donc si vous le voulez, nous verrons aujourd'hui un homme dont Jésus s'est occupé tout-à-fait particulièrement. Il employa une méthode vraiment bien adaptée à l'adresse d'un docteur de la loi.

Cet homme se nommait Nicodème.

Cette méditation s'adresse donc à quiconque se sent investi d'un "certain ministère d'enseignement" dont il sait que ça ne tourne pas très rond. Pas clair, pas vrai, pas réel, pas béni de Dieu, pas conforme aux Ecritures, etc.

Oui c'est à l'adresse de tous ceux qui ont besoin, pour enseigner, des écrits des autres pour les retransmettre à leur tour…

En effet, Nicodème se présentant au nom de tous les autres docteurs, montrait que leur savoir était unique ; comme aujourd'hui les copier-coller des enseignements des autres que l'on s'attribue à soi-même.

Je n'ai rien contre ces gens. Bien au contraire je souhaite qu'il y en ait des milliers, car pendant ce temps Christ est annoncé. Mais j'aimerais, à eux aussi, leur dédier cette petite méditation pour leur faire du bien, afin qu'ils ne vivent plus de la foi des autres.

Bien sûr, comme pour d'autres thèmes, Nicodème c'est, de manière généralisée "la nouvelle naissance". Ca l'est comme Noé, c'est l'arche ; Jonas, c'est le gros poisson ; Moïse, c'est la loi ; Samson, c'est forcément Delilah, etc.

Tout ceci a été tellement galvaudé, que même le sel pourrait venir à en perdre sa saveur.

Donc si les actes de Jésus en qui vous croyez, vous plaisent et réjouissent votre cœur, je vous propose que l'on examine d'un peu plus près les Ecritures au sujet de Nicodème, le "docteur de la loi".

 Dieu a donné

Nous sommes dans l'évangile de Jean, chapitre 3.

3 ; 1-2      Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui.

3              Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

4              Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?

5              Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

6              Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit, est esprit.

7              Ne t'étonne pas que je t'aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau.

8              Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.

9              Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ?

10            Jésus lui répondit : Tu es le docteur d'Israël et tu ne sais pas ces choses ?

11            En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage.

12            Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?

13            Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.

14-15       Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

16            Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

17            Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18            Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19            Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20            Car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ;

21            mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu.

Vous vous rendez compte ? Jésus dit ici premièrement qu'Il est déjà venu dans le "monde", bien qu'étant de Nazareth, et prêchant principalement aux Juifs.

Et secondement Il dit que tous ceux qui ne venaient pas à Lui faisaient le mal. Il dit que c'est la raison pour laquelle ils ne venaient pas à Lui.

De plus, Il dit que s'ils font le mal, c'est parce qu'ils savent que leurs oeuvres sont mauvaises.

Il dit en plus que quiconque fait régulièrement le mal, mais ne vient pas à la lumière intérieure qui est en lui -cette lumière qui est en tout homme- refuse de venir à Jésus, la Lumière du monde, de peur que ses mauvaises oeuvres ne soient dévoilées au grand jour.

Il s'agit donc d'un cercle vicieux. Et pour en sortir il faut venir à Jésus tel qu'on est.

Or c'est justement ce que fit Nicodème.

Que penser de tout ça ?

Voyons un peu dans le détail:

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Nicodème, un docteur de la loi, vient donc de nuit pour voir Jésus. Il vient "voir la Lumière pendant la nuit".

Jésus avait dit dans Jean 12 :

"La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point. (Car) Celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.

Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. (Ici le Lien est formellement établi par Jésus entre croire et être. (Soyez)."

Souvent je dis que la foi est un lien entre Dieu et nous. Voyez ici comment ça se passe dans la vie de tous les jours. Vérifiez !

Et voilà que Nicodème accomplissait carrément ce que Jésus préconisait.

Etonnant Nicodème !

Je ne sais pas si Nicodème était un des disciples de Jésus, mais en tout cas il en avait toute l'allure et la façon d'agir.

Nicodème ressemblait fortement à ce que disait Jésus : "Mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu".

Nicodème venait donc à Jésus, la Lumière, afin que ses œuvres de docteur de la loi soient manifestées, c'est-à-dire mises au grand jour.

Il ne s'en cachait pas. Pour lui elles étaient "faites en Dieu", ses œuvres, puisque Nicodème suivait la loi. Mais voyant Jésus être ce qu'Il était, agir, parler, enseigner sa doctrine, il vient donc vers Lui, la Lumière véritable, pour que toutes ses œuvres de docteur en loi fussent mises au grand jour par rapport à Jésus.

Bien noble état de cœur, en vérité, que celui de Nicodème.

Peu d'hommes, hélas, surtout ceux qui se disent être des "docteurs de la loi", ont cette noble démarche ; démarche qui est cependant naturelle pour un chrétien que de venir à Jésus quand on n'est pas trop sûrs de soi et de sa vie.

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Nicodème était de la caste des Pharisiens.

De toute évidence, Nicodème ne vivait pas bien cette loi qu'il pratiquait et qu'il enseignait. La preuve, c’est qu’il reconnaissait en Jésus un "docteur venu de Dieu" ; c'est-à-dire un Docteur qui prêche et qui vit une Loi bien différente de celle de Nicodème. Sans cela il n'aurait pas dit : "Docteur venu de Dieu".

Parlant ainsi, Nicodème se présente alors lui-même comme étant "un simple docteur en Ecritures", mais sans le "venu de Dieu". Il reconnaît implicitement que lui, n'avait pas été forcément envoyé de Dieu, comme Jésus.

En somme Nicodème sent, dans le plus profond de lui-même, la nécessité de "vivre autre chose que ce qu’il vit".

Mais comment cela peut se produire, une telle chose ?

Il vient donc voir Jésus de nuit ; ce Jésus qui l’attire tant.

-              Comment l’aborder ?

-              Que lui dire ?

-              Comment le lui dire ?

Voilà un peu l’état de cœur de Nicodème, cette nuit-là.

Il n'était pas très heureux, Nicodème ; pas très rassuré non plus. Sa discipline du doctorat ne le satisfaisait pas. Il était plein de questions sans réponses. S'il les avait eues, il ne serait pas venu vers Jésus.

Ne sachant pas trop comment l'aborder il dit à Jésus : "Maître, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire les miracles que tu fais, si Dieu n’est avec Lui".

Nicodème donne ainsi le titre de "docteur" à Jésus… parce qu'Il faisait des miracles.

Je me demande si le fait de parler ainsi n'était pas fait comme pour créer un certain lien d'amitié entre lui et Jésus, lien d’amitié qui eut pu se trouver entre deux "docteurs". Comme une identification entre lui et Jésus et Jésus et lui, en quelque sorte. Comme deux personnes "qui seraient censées se comprendre par leur travail commun". Ce qui serait normal en soi.

Cependant, voyons quand même que Nicodème parlait au nom de tous les autres docteurs. (Nous savons…) Ce n'est pas rien !...

Peut-être aussi que pour lui, le titre de "docteur" était le titre le plus digne qu'il pouvait donner à un homme, et donc à Jésus. Je dis cela car on voit bien que Nicodème avait de bonnes dispositions envers Jésus.

Par contre, ce qui m'étonne un peu, c'est que Nicodème associa le titre de "docteur venu de Dieu" avec le fait de "faire des miracles…"

Personnellement, là je ne comprends pas trop ; car, en tant que "docteur de la loi", Nicodème aurait du savoir que les Ecritures ne parlent pas du cas d'un "docteur de la loi qui aurait fait des miracles".

Personnellement je n'en connais pas dans les Ecritures. Mais bon, je peux avoir oublié ; ou pas bien lu.

Peut-être aussi que, pour Nicodème, un "docteur" ce n'était pas forcément l'idée que nous, on peut s'en faire. Peut-être en avait-il une vue bien plus haute, et donc qu'il retrouvait cette notion haute dans des hommes de Dieu cités dans les Ecritures, et auxquels on ne pense pas forcément.

En somme, peut-être Nicodème a-t-il réellement vu dans les Ecritures, le cas de "docteurs faisant des miracles".

Peut-être même Moïse après-tout, puisque celui-ci annonçait la Parole de Dieu et faisait des miracles….

Peut-être aussi attribuait-il le titre de docteur à tous les prophètes qui firent des miracles ?...

Mais finalement, est-ce que pour Nicodème, l'association de "docteur" et de "docteur faisant des miracles", n'était-elle pas son point de vue le plus élevé qu'il attribuait à Jésus ?

Peut-être bien après tout. Je penche même plutôt de ce côté.

Pourtant, comme je le disais plus haut, il y a eu quand même tous les prophètes ! Mais bon, pour établir un prophète encore faut-il que leurs prophéties s'accomplissent dans le temps, ce qui n'était pas le cas encore pour Jésus.

Cependant Nicodème savait bien qu'Elie était bien un prophète, qui n'a jamais prophétisé pour autant, sauf par ses actes glorieux.

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Alors que penser ?

Pourquoi Nicodème n'a-t-il pas osé donner le titre de "prophète du Très-haut" à Jésus par exemple ?

Il y avait aussi Jean-Baptiste, après tout !

Personnellement je suis enclin à penser que si Nicodème a pu donner le titre de "docteur" au fils du charpentier, c'est qu'il faisait le lien avec l'enseignement général que Jésus prodiguait autour de Lui. "Docteur venu de Dieu" étant l'expression haute du doctorat, selon Nicodème. 

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Ceci dit, franchement est-ce que vous, vous vous déplaceriez de nuit pour aller dire de telles choses à quelqu’un en particulier et lui dire : "Maître, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire les miracles que tu fais, si Dieu n’est avec Lui".

Non, quand on se déplace la nuit, en principe c’est parce qu’il y a une urgence par rapport à une situation.

En plus Nicodème ne posait aucune question, il affirmait une chose : "Nous savons…" En somme il se faisait le porte-parole de tous les autres docteurs.

Alors où était le problème ? Si Jésus était un docteur "venu de Dieu", pourquoi tous ses collègues ne se rangeaient-ils pas naturellement derrière Jésus ?

En vérité, Jésus possédait en Lui-même quelque chose que tous ces docteurs n'avaient pas. Il leur manquait cette petite étincelle de Vie divine, qui fait que tout change lorsqu'elle arrive en quelqu'un. N'oublions pas ce que nous avons vu plus haut :

"Quiconque fait le mal ne vient point à la Lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées".

Mais Jésus avait dit aussi :

"Mais celui qui agit selon la vérité vient à la Lumière, afin que ses oeuvres soient manifestés, parce qu'elles sont faites "en Dieu".

Il y avait donc "les uns et les autres". Et Nicodème était le représentant de tous...

Tous ces docteurs étaient en effet dans l'impossibilité de faire le lien entre ce qui était écrit d'un "Sauveur à venir", et Celui qui était là, devant eux, car quelque chose les en empêchait.

Jésus le savait bien. Il savait quelles étaient leurs "oeuvres". Il savait par qui et par quoi elles étaient produites ; c'est pourquoi il dit ceci à Nicodème :

"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

18 Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Voilà, le ton est donné. Jésus déclare ici, de la manière la plus solennelle qui soit, qui est sauvé et qui ne l'est pas. Il ne parle ici que de croire ou non, c’est tout !

Evidemment une telle déclaration aussi nette, ça déblaie sérieusement le terrain.

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Mais Jésus connaissait bien aussi le cœur de Nicodème ; Il connaissait son besoin urgent. L’Esprit de Christ le travaillait au plus profond de lui-même. C’était le moment pour lui de faire "La" rencontre en Esprit et en vérité avec Jésus, même si Jésus n’était pas encore passé par la croix.

C’est cette rencontre qui était la véritable urgence de la situation en Nicodème. Il lui fallait rencontrer Jésus "autrement que d'habitude", comme quand il l'entendait enseigner un peu partout.

En somme il lui fallait un enseignement "personnalisé". Il fallait que Jésus lui dise quelque chose de personnel, adapté à son besoin réel.

Je pense d'ailleurs que c'est le besoin de tous les hommes, docteurs en loi ou pas.

Qui n'a pas en effet en lui ce petit côté "docteur de la loi" ? Vous savez ce petit côté bien orgueilleux, de "Mr je sais tout ? "

Mais avant d'aller plus loin, sachons que c'est en premier à un docteur de la loi juif, que Jésus a fait cette fameuse déclaration au sujet de "naître de nouveau".

Ce n'est pas rien de savoir cela ! Et il a fallu que l'apôtre Paul vienne ensuite, pour que soit abordé de nouveau la notion de "Nouvelle création, nouvelle créature":

"Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature".

Est-ce que Nicodème était "en Christ ?" Non, pas encore. Plus tard, oui. Nous le verrons dans d’autres documents à la suite et sur le même sujet, concernant Nicodème.

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Nicodème avait donc besoin "d'être en Christ", ce qui est l'accomplissement total de la "nouvelle naissance".

Ce n'est que lorsqu'on voit que nous sommes en Christ, que nous sommes véritablement nés de nouveau. Alors oui, effectivement, toutes choses deviennent nouvelles. Ce n'est pas du tout une sorte de crédo que l'on cite lors des cultes évangéliques, non, mais une réalité vivante !

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Donc au sujet de naître de nouveau, si on passe sur le fait que, dès qu'Il commença à entreprendre Nicodème, Jésus a cité l'épisode douloureux et grave de Nombres 21, alors on manquera certainement l'essentiel de la situation et du sujet ; situation que Jésus avait voulu justement créer.

En effet, je suis malheureusement obligé de constater que le système d'églises qu'est la chrétienté, n'évoque jamais le passage de Nombres que Jésus cita pourtant.

Pourquoi ? Je n'en sais rien. Ou bien c'est parce que ce passage n'est pas très clair. On sait bien qu'il s'agit d'un serpent sur un poteau, etc, mais de là à faire le rapport avec la foi et la nouvelle naissance qui va avec, alors là il y a quelque chose qui coince un peu. Ca bloque parce qu'il y a un détail invisible mais pourtant très clair, qui explique le tout.

J'espère que cela vous sera utile.

J'insère donc tout de suite le texte de Nombres 21, afin que l'on se comprenne bien et que l'on sache de quoi on parle.

21; 1         Le roi d'Arad, Cananéen, qui habitait le midi, apprit qu'Israël venait par le chemin d'Atharim. Il combattit Israël et emmena des prisonniers.

2              Alors Israël fit un vœu à l'Eternel et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit. (La foi)

3              L'Eternel entendit la voix d'Israël, et livra les Cananéens. On les dévoua par interdit, eux et leurs villes ; et l'on nomma ce lieu Horma.

               (Exaucement de la prière de la foi)

4-5           Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d'Edom. Le peuple s'impatienta en route,et parla contre Dieu et                                  contre Moïse :

               Pourquoi nous avez vous fait monter hors d'Egypte, pour que nous mourions dans le désert ? Car il n'y a point de pain et il n'y a point d'eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture. (Incrédulité)

6              Alors l'Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple et il mourut beaucoup de gens en Israël.

7              Le peuple vint à Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Eternel et contre toi.

               Prie l'Eternel, afin qu'il éloigne de nous ces serpents.

               Moïse pria pour le peuple.

8             L'Eternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place le sur une perche ; quiconque aura été mordu et le regardera, conservera la vie.

9             Moïse fit un serpent d'airain et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent et regardait le serpent d'airain, conservait la vie.

Puis voici le deuxième texte de référence dans Jean 3 :

"Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle.

Car [n'oublie pas Nicodème, que] Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la Vie éternelle".

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Tant aimé le monde dans Nombres 21 ?

Réfléchissez et voyez les choses "dans l'Eternel." C'est beaucoup plus simple que de réfléchir à la chose ! C'est fait pour la foi, pas pour la raison.

Oui la situation était grave dans Nombres 21 ; et en plus c'était "dans un désert". Une marche dans un désert aride, longeant le territoire de la chair : Edom. Et le tout en vue d'un certain territoire promis, à prendre par la foi.

Autre remarque : Si Jésus n'avait pas expliqué à l'avance à Nicodème la relation entre le serpent d'airain et Lui-même, comment, après la mort et la résurrection de Jésus, Nicodème aurait-il pu évangéliser le peuple à ce sujet ?

Car c'est ce que je crois qu'il devint : Un docteur évangéliste après avoir été un docteur de la loi. La suite à donner à cette étude nous parlera clairement de cela. Cela pourra se faire en plusieurs fois, si toutefois Dieu le permet et vous aussi.

-     Est-ce que Jésus disait à Nicodème que lui aussi était piqué ? Piqué et envenimé par quelque chose qui le paralysait et l'étouffait ? A vous d'en juger.

En tout cas ce n'est pas par hasard que Jésus cita précisément ce texte-là à Nicodème. Or ce texte n'est jamais présenté quand on parle au sujet de la nouvelle naissance. C'est vraiment étonnant un tel consensus !

-     Lui disait-il qu'en tant que "successeur du docteur Moïse", lui aussi devrait être le porte-parole d'un moyen fantastique de guérison ? Là aussi à vous d'en juger. Peut-être un jour. Qui sait ?

Je m'arrête ici, sans quoi le début deviendrait la fin, et il faut laisser un peu de place entre-deux pour détailler l'ensemble de ce qu'il s'est passé.

Donc si vous le voulez, essayons de nous replacer dans la situation du moment :

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Jésus est là, devant Nicodème. Ils sont là tous les deux, seuls.

Devant la gêne évidente de Nicodème, Jésus lui répond, bien sûr, mais avec beaucoup de tact, en lui disant que "pour voir il faut d’abord naitre de nouveau".

C'est-à-dire que pour "savoir", comme l'avançait ce cher Nicodème, il faut d’abord avoir vu ; car le "savoir" actuel de Nicodème était une sorte de déduction, pas une chose "vue", pas une chose "reçue".

Même si la réponse de Jésus le mettait sans doute mal à l’aise, la porte était enfin ouverte pour Nicodème ; il pouvait entrer dans la présence intime de Jésus et continuer la conversation. Il se permit même de lui poser une question, après que Jésus lui eut évoqué le fait de "naître de nouveau", et évoqué aussi "le royaume de Dieu"

Vous savez, un "royaume de Dieu" ne restera pour quelqu'un "qu'un simple royaume", s'il n'y voit pas Dieu à l'intérieur, et régnant justement sur ce royaume.

Il faut, là encore, voir avec "d'autres yeux" pour entrevoir un peu ce qu'est le "royaume de ce Dieu", surtout quand celui-ci est personnalisé à la perfection par Celui qui en parle le mieux : Jésus.

On ne reçoit pas tout de Jésus d'un coup vous savez, mais Il se découvre lui-même à nous peu à peu. C'est ce que Paul décrit par "esprit de révélation dans sa connaissance".

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Jésus parle à nouveau. Nicodème est attentif. Il est à l’écoute, car c’est pour cette seule raison qu’il s’est déplacé de nuit.

Il est captivé par Jésus, mais il ne sait pas mettre un nom sur ce qui, en Lui, le captive : "Naître de nouveau ! Comment cela peut-il se faire ?"

Alors Jésus, plein d'attention envers Nicodème, continue peu à peu pour l'amener plus loin "dans l'Eternel". Il lui dit en effet :

"Personne n’est [jamais] monté au ciel, si ce n’est celui qui est [maintenant] descendu du ciel, le Fils de l’homme qui [est] dans le ciel".

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"Jamais",

"maintenant",

"est"

Nicodème est certainement très troublé par ces paroles ! Trois temps employés dans une seule phrase, c'est dire !

"Comment est-ce possible ? Un Fils de l’Homme qui monte au ciel, qui descend du ciel et qui se trouve dans les deux en même temps ????

Nicodème devait se dire : "Je connais ce passage des Ecritures, mais il est parlé uniquement d’anges qui montaient et descendaient sur l’échelle qu’a vue Jacob. Et pourtant Jésus, qui est là devant moi, me parle du Fils de l’Homme dans le ciel… Quel mystère !"

Que pouvait dire Nicodème dans cette "dimension d’éternité" qu'avait inclue Jésus à travers Ses Paroles ?

-     Rien.

-     Plus de paroles.

-     Plus de questions.

-     C'est le néant pour Nicodème.

C'est le néant, oui, mais avec, pour une fois, la conviction que ce néant va se remplir, grâce à Jésus, car il sait formellement qu'Il est un docteur "venu de Dieu" ; donc qu'Il connaît bien les choses mystérieuses de Dieu.

Placé dans un tel état d'esprit, placé si haut, Nicodème est donc tout ouïe en attente de ce prodige. Il le sait bien, car il a vu Jésus faire des miracles de tous ordres, aussi bien physiques que spirituels. Il l'a vu guérir des aveugles physiques, et ceux-ci guérissaient souvent aussi de leur cécité spirituelle. En tout cas ils ne restaient plus les mêmes.

Donc, pour moi, je crois que Nicodème attendait de Jésus une chose de cet ordre.

Alors Jésus continue à lui parler :

"Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut -de même- que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui, ait la vie éternelle.

Car [n'oublie pas, Nicodème, que] Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la Vie éternelle". [Vois ce que les Ecritures disent, Nicodème].

Note : Pourquoi donc l'apôtre Jean a-t-il écrit le mot périr ? Pourquoi n'a-t-il pas écrit : "Afin que quiconque croit ait la vie éternelle" ? N'était-ce pas plus simple ?

Que veut dire ici exactement l'apôtre Jean ? Il dit simplement que c'est par la foi que la vie de Jésus passe en l'homme ; et que si ce lien est rompu ou dégradé, alors la Vie ne passe plus et il y a "périssement de vie".

Quel est donc l'élément qui peut provoquer cette chose qu'est la perte de la foi ? J'espère qu'au fil des documents cette réponse vous viendra de vous-mêmes, car je n'ai pas à vous l'imposer.

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Il me semble voir Nicodème : Il n’arrive plus à saisir la situation présente ; il est dépassé !

Encore une fois, Jésus évoque à Nicodème le "Fils de l’Homme", mais cette fois-ci en relation avec le serpent d’airain dans le désert.

C'est fort ! Très fort !

Puis, de suite après Il dit ceci : "Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils".

Tant aimé… Il parle donc bien au "passé", ce Jésus qui me parle personnellement aujourd'hui ! Il parle comme d'une chose déjà faite !

Quel mystère encore une fois, pour Nicodème !

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Mais je vous propose maintenant de laisser parler Nicodème, en nous mettant un peu à sa place. Ici prenez ou ne prenez pas la chose, personne ne vous l'impose. C'est juste ma manière d'essayer de faire passer un message assez difficile pour l'entendement humain :

-   "Serait-ce la même personne, ce Fils de l’Homme et le Fils de Dieu ?

-   Serait-ce Lui, Jésus ? Celui qui est là ? Celui qui est devant mes yeux ?

-   Je suis troublé… C’est impossible !

-   Mais pourtant Il me parle comme si les choses présentes s'étaient déjà passées !

-   Il me parle au temps présent, disant que celui qui croit en ce qui s'est déjà passé, a d'ores et déjà la Vie éternelle !

-   Il me dit, en plus, que Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné Son Fils Unique…

-   Ce Fils unique, est-ce Lui ? Est-ce quelqu’un d’autre ? Et le monde dont Il parle, qui est-ce ?

-   Le Fils de l’Homme et le Fils unique, sont-ils le même Homme ? Sont-ils deux en un ?

-   Il m'évoque l'épisode de l'affaire des serpents venimeux et du serpent d'airain dans le livre des Nombres, qui disait que quiconque le regardait cloué en haut d'une                   perche, conservait la vie, et ce, malgré qu'il fut mordu par un serpent venimeux.

-   Et maintenant ce Jésus me parle d’une "autre manière de voir ce serpent"…

-   Il me dit qu'après un serpent d'airain, fait par la main de Moïse, vient un homme, un "Fils de l'homme", en lieu et place d'un serpent d'airain placé en haut d'une perche.

-   Il me dit que quiconque croit en Lui, non seulement ne périt pas, mais encore qu’il a la vie éternelle.

-   C'est vrai qu'il est écrit que "mon juste vivra par la foi…" Mais de là à faire le rapport…

-   Pourquoi me dit-Il que ceux qui croyaient dans ce temps de Nombre 21 conservaient la vie, alors que les autres, qui croient aussi aujourd'hui, ont là, maintenant et dès aujourd'hui, la Vie Eternelle ?

-   Et surtout, pourquoi ajoute-t-il "en Lui", quand Il évoque le fait de "croire" 

-   Pourquoi croire en Lui, en relation avec l'épisode du serpent d'airain ?

-   Mais qui est donc ce serpent, puisqu'il fait la relation entre un serpent et un homme ?

-   Qui est exactement celui qui se trouvait sur la perche de Moïse ?

-   Qui est Celui qui est "Fils de l’Homme" et "Fils de Dieu" en même temps ?

-   Qui est Celui qui me parle, là, "dans l’éternel" ?

-   Est-ce Lui, ce Jésus, celui qui se trouve devant moi, et qui parle à l'intérieur de moi ?

-   Ce n’est pas possible ! Ce n'est pas possible !

-   Pourtant je le vois faire, nous le voyons tous faire nombre de miracles, que seul un envoyé de Dieu peut accomplir !

-   Je vois aussi qu’Il vit une Vie autre que la mienne. Il a en Lui un principe de Vie qui m’attire, alors qu’en moi j’en vois un autre, bien différent, tellement différent.

-   Il est une Lumière permanente pour tous, et moi je viens le voir dans les ténèbres.

-   Il m’est impossible de concevoir que ce Jésus, qui est là devant moi, est bien le Fils de Dieu donné aux hommes. Humainement cela m’est impossible !

-   "Au secours ! Eternel mon Dieu, je suis aveugle ! Je ne saisis pas les paroles de ce Jésus ! Et pourtant, en moi, tout mon être intérieur m’atteste que c’est bien Lui !

-   Il me parle de "naitre de nouveau"… Mais je ne le puis, ni physiquement, ni humainement !

-   Pourtant, dans Ses paroles, je sens qu’il s’agit de moi, car Il me parle de "quiconque".

               Ce quiconque, ce "n’importe qui" qu'évoque ce Jésus, ce pourrait bien être moi !

               C'est peut-être moi après tout !

               C’est sans doute moi !

               C'est…….. moi ?

-   Oui, je crois.

-   Je crois bien que je crois mieux. Mais je ne peux cependant m’emparer de tout ce que j’ai vu, tellement c’est grand !"

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Voilà ce que je voulais évoquer. Ce n'est évidemment qu'une image de ce qui, à mon sens, se passa pour Nicodème.

Nicodème "entrevoyait certaines choses" lorsque Jésus lui parlait ; mais pour voir réellement il lui fallait naitre de nouveau. Pour se saisir de toutes les paroles de Jésus et se les accaparer sans en tordre le sens, il avait besoin d’un support valable sur lequel il pourrait appuyer sa foi.

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Nicodème était un homme de bonne disposition ; il avait la foi. La preuve, c’est que la loi dans laquelle il se trouvait ne le satisfaisait pas ; c’est d'ailleurs pourquoi il vint à Jésus. Or, personne ne vient à Jésus si ce n'est le Père qui ne l'attire….. par la foi et par l'Esprit justement.

Le problème c’est que la foi de Nicodème ne trouvait pas de support valable et suffisant. Il ne connaissait pas Jésus dans les Ecritures, vu que celles-ci sont "renfermées sous le péché". (Ep. aux Galates)

Nicodème ne voyait donc pas Jésus dans les Ecritures ; sa religion lui bouchait les yeux. Un voile l'empêchait de bien voir.

Et c'est bien normal, vu que l'Esprit ne vient que sur Jésus "hors de la loi", celle qui fut donnée aux rebelles par rapport à la foi.

Oui, l'Esprit ne vient que sur la compréhension spirituelle que nous recevons de Jésus.

Tant qu'elle ne reste qu'une compréhension humaine, l'Esprit ne peut attester spirituellement de la chose, sans quoi ce même Esprit nous enverrait dans l'erreur.

Il fallut donc à Nicodème une "rencontre personnelle avec Jésus" pour qu’il voie d’abord, et qu’il croie ensuite.

On ne peut croire sans voir Jésus, par l'Esprit qui le révèle.

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Jésus se montra donc à Nicodème dans les Ecritures. Il lui fit voir "spirituellement" le lien entre ce qui avait été écrit et ce qui était devant ses yeux : Lui

Jésus fit donc "sortir Nicodème de lui-même". Il l’emmena dans l’invisible réel ; "dans l’Eternel".

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Voyons quand même que c’est dans ce passage qu’il est écrit : "Dieu a Donné".

Il s’est "donné", déjà en se montrant comme tel, au travers des Ecritures qui parlaient de Lui. Mais Il s'est aussi "donné" aux yeux du monde, en vivant une Vie en toute sainteté et selon la grande Loi de Dieu.

Oui, Jésus s'offre aux regards de celui qui voudra bien les diriger vers Lui. (Quiconque)

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En employant les mots "de même", et aussi "et comme", Jésus faisait donc le lien entre l’ancien testament et ce que Lui-même était, là, devant Nicodème. Il faisait le lien entre l'invisible et le visible.

Sur l’instant la chose n’était pas visible ; mais lorsque Jésus sera plus tard cloué sur la croix, pour Nicodème il n’aura aucune difficulté à croire que Jésus était bien Celui qui était présent dans toutes les Ecritures.

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Jésus continue donc à parler. Il dit : "Car Dieu a tant aimé le monde."

Dans ces paroles Jésus fait comme un appel à Nicodème. En effet le salut ne se limite pas aux Juifs. Et, de même que Nicodème a cru, de même le "quiconque" du monde qui croit en Lui, doit aussi avoir la Vie éternelle.

Est-ce que Dieu a une nationalité ? Cette seule pensée n'est-elle pas absurde en elle-même ?

Jésus invitait donc Nicodème à se sortir du carcan de la religion dans laquelle il se trouvait, afin de devenir LE docteur d’Israël, celui dont Dieu voulait se servir pour annoncer le salut aux nations.

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Aujourd’hui, 2000 ans après Jésus-Christ, nous disons généralement que nous avons à notre portée tous les moyens pour recevoir un bon enseignement, et c’est vrai. Mais du temps de Jésus les Juifs n’étaient certes pas dans l’ignorance, puisqu’ils avaient avec eux les écrits de Moïse et ceux des prophètes.... qui parlaient déjà de Jésus.

Et c'est vrai qu'ils ont les "oracles de Dieu". Et pour ce qui est d'être aimés, "ils sont aimés à cause de leurs pères"…

Nicodème, étant docteur de la loi, les connaissait donc bien, ces oracles. De plus, étant de la race, il connaissait toute "l'exactitude du texte".

Cependant, même cette sorte de "perfection de la lettre" ne permettait pas à Nicodème d'accéder à la "compréhension "spirituelle", celle qui vient, non de la lettre, mais de "l'Esprit de la lettre". Or, cette compréhension est un fruit de l'Esprit qui vient sur la foi de la personne qui croit.

Paul aussi avait toute la "connaissance exacte des Ecritures", mais hélas il était dans l'erreur la plus totale et la plus profonde, car il n'avait pas saisi "l'Esprit de la lettre".

Lui non plus n'avait pas vu "le Fils" dans les Ecritures ; c'est tout ce qui lui manquait en tant que lien entre les choses à comprendre dans les Ecritures.

Mais heureusement, un jour Jésus le rencontra ; et je crois que c'est ce qu'Il veut faire encore aujourd'hui, peut-être même au moment où vous ne vous y attendrez pas, car c'est toujours Lui qui vient vers nous, et par le moyen qui Lui convient.

C’est ici que les paroles de Jésus prennent toute leur place. Le : "de même" et le : "et comme", sont à relier avec les exemples qu’Il donne dans Nombres.

13     Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.

14-15  Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut - de même - que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

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Voyons maintenant ce qui s'est passé, ainsi que le "détail" que j'évoquais au début et qui permet de comprendre les choses concernant la foi.

Après que le peuple ait parlé contre Dieu en premier, puis contre Moïse, apparaissent alors des serpents brûlants.

Le peuple demande donc à Moïse de prier Dieu de les éloigner.

Moïse prie alors pour le peuple, comme le peuple lui avait demandé.

En réponse à sa prière, Dieu dit à Moïse : "Fais-toi un serpent brûlant et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu et le regardera, conservera la vie".

Moïse fit donc un serpent d’airain et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent et "regardait" le serpent, conservait la vie.

 

Essayons de nous mettre dans la situation du moment :

Dans toute cette histoire relatant la rébellion du peuple, puis la venue des serpents brûlants, et ensuite celle du serpent sur la perche, voyez qu'aucun mot ne sortit de la bouche de Moïse.

 

Il est très important de noter ce détail très précis !

 

Il est juste écrit que Moïse pria Dieu pour le peuple. 

Il s'agissait donc d'une affaire entre Dieu et Moïse en direction du peuple, c'est tout.

"Fais-toi", qu'est-ce que cela veut dire ?

Moïse était "le serviteur de l’Eternel". C’est donc "selon l’image que Moïse allait donner au serpent", que devait venir le secours pour le peuple.

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Mais alors, s'il en est ainsi, est-ce que cela veut dire que Moïse annonçait par avance l'évangile, ou en tout cas une partie ?

Oui bien sûr ! Il ne pouvait en être autrement, car il s'agit de l'évangile de Dieu. De l'évangile éternel. (Epitre aux Romains Chap. 1 et Apocalypse).

Si quelqu'un ne voit pas encore dans la loi "le Christ à venir", alors c'est qu'il est encore dans la même position que celle de Nicodème :

-   Il lui manque quelque chose.

-   Il lui manque le fait de naître d'en-haut pour pouvoir accéder à ces choses supérieures.

-   Dans ce cas il ne peut amener les autres plus loin que là où il en est.

-   Il mélange alors un peu de loi et un peu de grâce pour tenter d'en faire un assemblage homogène, puis il finit dans des déviations doctrinales.

Mais ça ne marche pas comme ça avec Dieu ! Il y a des temps et il faut les distinguer, les différencier.

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Mais, puisque nous en sommes arrivés là, où trouvez-vous un exercice quelconque de la loi dans ce passage de Nombres 21 ? De quel article de loi s'est servi Moïse pour délivrer le peuple en danger ?

Il n'y en a aucun, en vérité !

Dieu ne s'est pas servi de la loi pour empêcher quelqu'un de périr, mais d'une "anticipation de Christ", et ce à l'adresse de la foi !

Or, voyez que Jésus dit à Nicodème : "Et comme…" Ce qui veut dire que le remède salutaire était à l'oeuvre depuis les temps anciens comme ceux d'aujourd'hui ! Or le remède en question était "hors loi", vu que ce remède était sans article de loi à respecter.

La chose est donc toujours actuelle, et ce sous le même régime : La foi !

Je fais appel ici aux spécialistes des Ecritures, afin qu'ils vérifient et revérifient la véracité de ce que j'annonce.

Jésus en effet parle de croire en donnant deux exemples : Un dans le livre des Nombres, donc dans le temps de la loi, et l'autre de son temps. (Relire Jean 3)

Le lien est ainsi formellement fait par Jésus Lui-même : La foi en Lui de tout temps !

Oui, que ce soit du temps de la loi ou du temps de Jésus, le salut fut toujours offert par le moyen de la foi. D'ailleurs, ceux qui périrent dans le désert périrent parce qu'ils n'ont pas eu le même état d'esprit de Caleb et de Josué, hommes de foi ! Seuls ces deux hommes en effet ne périrent pas.

Celui donc qui ne prêche pas ces choses est en grand danger, et met en grand danger ceux qui l'écoutent.

Jésus a prévenu, faisons-donc attention à ce qu'Il a dit à ce sujet.

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Je reprends :

Moïse connaît Dieu, il est "l’ami de Dieu". Mais Moïse connait aussi l’adversaire. Il connaît donc bien l’image du serpent et ce qu’il a produit par son venin : Une mort lente et sournoise. Le péché par le moyen de la loi. (Périr).

Moïse se hâte ; il fait un moule et coule le métal ; il sort vite le serpent du moule puis le place sur une perche ; et rapidement il va le placer en hauteur, (élevé) afin que chacun puisse le…. le….

Le quoi ?...

Puisse le voir !

Pas s'agenouiller devant ! Non, le VOIR.

Puis Moïse repart dans sa tente, sans un seul mot !

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Voilà, c’est tout. C’est tout simple mais c’est tout !

Moïse ne dit pas au peuple : "Quiconque regardera le serpent conservera la vie".

Non, Moïse ne dit RIEN ! Absolument rien !

Vérifiez votre texte, qui est aussi le mien.

Oui Moïse consulte Dieu.

Oui Moïse fait.

Oui Moïse place.

Oui Moïse fait tout ce qu'il faut.

Mais surtout Moïse se tait !

Et pour cause : Si Moïse avait dit quoi que ce soit qui aurait été comme un ordre, l'homme aurait encore été capable de mettre en avant son obéissance aux ordres de Dieu, pour faire valoir son salut.

Ainsi pense l'homme sous loi. Il pense toujours comme ça, d'ailleurs.

Sa nature, son concept, sa vie, sont ainsi ; c'est pourquoi il lui est nécessaire de naître de nouveau, naître de l'Esprit ; être une "autre créature" avec tout de changé en lui. Pas une amélioration !

Ce sera donc selon le choix de chacun (quiconque), de "regarder en haut", ou non. De croire, ou non. Et c'est exactement cela qui fera qu’il conservera la vie, ou périra, comme cela est écrit.

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-   Le peuple avait vu Moïse fabriquer un moule, puis ensuite couler le métal dedans.

-   Le peuple avait demandé à Moïse de prier l’Eternel pour qu’Il éloigne les serpents.

-   Le peuple était donc dans une certaine attente.

Que voit le peuple ?

Il voit Moïse, le Serviteur de l'Eternel, fabriquer un serpent ; puis le fixer sur une perche et planter cette même perche dans le sol, à la vue de tous, et cela sans dire un seul mot !

Après avoir fait cela, Moïse dut sans doute s’éloigner. S'il ne l'avait pas fait, le peuple aurait regardé à Moïse, comme d'habitude, au lieu du serpent d'airain.

Il s'agissait donc d'un moment très particulier, entre l'Eternel et les "quiconque" du peuple qui était là.

Aucune main humaine ne devait en effet s'insérer entre l'Eternel et les "quiconque" du peuple, sans quoi rien ne se serait produit.

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Qu'est-ce que cela veut dire ?

Sachez que la nouvelle naissance est une seule naissance à la fois, et quand la foi naît en quelqu'un, c'est toujours de manière personnelle !

Les effets de foule, le monde religieux en est rempli. On compte sur l'effet de foule, la loi du nombre pour favoriser la foi. Mais tout ceci est purement humain !

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 Devant cette situation, trois sortes de personnes ont pu se manifester :

-   La première personne est celle qui ne fait aucun cas de ce serpent "élevé". Il ne fait pas le rapport entre les choses, accaparé qu'il est par son propre problème d'infection mortelle.

Il croit en lui-même, se disant que s'il croit fortement en lui, s'il croit dans la force de sa santé, il s'en sortira.

Mais au-delà de ses croyances personnelles basées sur l'homme, cette personne agit ainsi parce qu'elle est encore dans la rébellion, dans la rébellion interne.

Un tel homme savait pourtant que Moïse avait sur lui l'autorité divine.

Il savait aussi que le peuple lui avait demandé de prier l'Eternel ; mais quand cet homme voit Moïse élever un serpent, il se dit que "c'est pour accuser", que Moïse montre ainsi le serpent.

Il pense comme cela car il est en rébellion contre Dieu et son serviteur.

Vous savez, la rébellion engendre la rancœur, la haine, décuple l'orgueil et la suffisance, et surtout elle rend aveugle.

Alors cet homme meurt, juste devant l'objet précieux de son salut ; l'objet de grâce qui avait pourtant le pouvoir de le sauver, et qui était juste devant lui, élevé.

L'objet de son salut possible était bien venu vers lui, c'est sûr, mais lui ne voulait pas venir à Lui en croyant. Aller vers l'objet du salut en question.

Le "donné" était bien là, oui, mais pas ce qui, dans l'homme, avait la capacité de recevoir le "ce qui était donné" : C'est-à-dire la foi.

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-   La deuxième personne est celle qui a bien regardé ce serpent d’airain, mais à la manière d'un curieux, ne comprenant pas ce qu'était cette "chose représentée" par laquelle devait venir le secours.

Etant peu habitué à regarder vers l'Eternel, "dans l'Eternel", sauf pour râler quelquefois, il ne peut alors élever sa vue spirituelle à la hauteur du symbole de salut, ici représenté.

Il ne peut absolument pas s'élever de la terre, des choses terrestres, visibles, car dans sa vie il ne s'est jamais intéressé à autre chose. Et maintenant qu'il lui est demandé de considérer la situation nouvelle qui lui est présentée, manquant d'habitude, manquant de "sens spirituel", il passe, lui aussi, à coté de l'objet de son salut.

-   Alors il meurt, faute de ne pas avoir vu ; faute de n'avoir rien perçu.

-   Il meurt parce que rien ne l'a accroché, rien n'a engendré en lui de questionnement.

-   Il est fataliste, il se dit qu'il paie pour sa rébellion.

-   Il meurt sous loi, sous accusation, devant l'objet de la grâce qui s'était déplacé pourtant vers lui, mais qu'il ne sut jamais reconnaître.

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-   La troisième sorte de personne est tout autre : C'est l'homme qui, au fond de lui-même, reconnaît qu'il a été rebelle envers l'Eternel et contre Moïse, son serviteur ; et ce de manière injuste.

Cet homme sait aussi se souvenir des années passées, années pendant lesquelles il a pu voir souvent la main de l'Eternel se déployer en sa faveur et à tous moments, bons comme mauvais ; mauvais tout spécialement.

Dans ces temps il a su interpréter les choses quand celles-ci arrivaient, et en tout cas faire en sorte de s'en souvenir plus tard.

Il a un cœur plus noble vis-à-vis de l'Eternel, et des choses d'en-haut en général.

Il ne vit pas que des choses de la terre, mais aussi de celles du ciel, qu'il affectionne.

Il connaît l'Eternel ; et quand il voit Moïse élever une chose qui ressemble à ce qui l'a piqué et envenimé, il se dit que, connaissant l'Eternel, il s'agit peut-être d'un signe de sa part.

Alors, pendant un instant, il détourne les yeux de son propre problème pour regarder ce serpent pendu, cherchant ce que cela peut bien vouloir dire de la part de l'Eternel.

Il avait bien vu Moïse, le serviteur de l’Eternel, fabriquer cette sorte de statue de serpent issue d'un moule, suite à la prière du peuple...

Donc, partant de ce "savoir spirituel" qui est le sien, il s'attend à ce que peut représenter ce signe, suite à une prière dont il savait qu'elle était entendue d'en-haut quand Moïse priait.

Pour lui,

-   Il fallait que la réponse de Dieu fût de la même "veine spirituelle" que celle de la prière de Moïse !

-   Il fallait que ce soit quelque chose de spirituel, comme pouvait l'être la prière de Moïse.

-   Il fallait que ce soit quelque chose qui sortît du lieu secret entre l'homme de Dieu et Dieu.

-   Il fallait que ce soit quelque chose d'intime, fait pour être reçu de manière intime et personnelle.

Alors, voyant le serpent pendu, cet homme spirituel se dit :

-   "Ca y est, l'Eternel répond. L'Eternel me répond.

-   J'ai parlé contre l'Eternel, et Lui, maintenant Il me répond ; Il me parle.

-   Je ne comprends pas bien son langage, mais je vois que Sa réponse est en rapport direct avec mon péché.

-   Mais, comme je connais l'Eternel et son serviteur Moïse, je sais que, de Lui, je peux tout attendre en grâce, car j'ai déjà souvent péché contre Lui et Il ne m'a pas rendu le mal que je faisais ; mais au contraire Il m'a fait du bien.

-   Pourquoi agirait-Il autrement aujourd'hui, puisque son nom est "l'Eternel ?"

-   C'est vrai que je ne comprends pas le symbole qui m'est présenté par ce serpent pendu, mais par contre je connais l'Eternel ; c'est donc avec confiance que j'essaie de "voir autrement" ce qu'Il est en train de me montrer ou de me dire.

-   "Seigneur Eternel, je ne comprends pas bien ; mais j'ai confiance en Toi car je Te connais intérieurement.

-   Si tu avais voulu nous faire tous périr, pourquoi nous enverrais-tu maintenant un message ?

-   Pourquoi nous enverrais-tu le message d'un serpent mort et cloué ?

-   Si Tu avais voulu nous faire tous périr, pourquoi ne nous aurais-tu pas donné plutôt une image de Toi-même, une image qui serait en mesure de nous montrer que nous avons péché contre toi et que ta colère serait toujours là ?

-   Je ne comprends pas bien Seigneur, mais je commence à voir. Je vois qu'il ne s'agit pas d'un message de condamnation, mais d'un message d'espérance de ta part, en direction de ma foi.

-   Oui j'y vois mieux maintenant, ma conviction se confirme, j'y vois de mieux en mieux.

-   Je crois…

-   Je crois en Toi maintenant !

-  Je crois parce que je vois et donc je comprends un peu mieux : Si tu avais voulu me présenter mon acte de condamnation, Tu m'aurais certainement exposé un serpent          brûlant bien vivant venant de ta main, n'est-ce pas ?

-   Mais non, tu me présentes au contraire "l'image de ce qui m'a piqué", mais qui est mort ; et de plus, "mis en spectacle".

-   Donc, Seigneur, Tu me dis que ma mort est sur ce serpent ? C'est bien ça ?

-   Mais comment est-ce possible ?

-   Seigneur Eternel, je dois te dire, quand même, qu'avant cette grave affaire je n'avais jamais eu une communion si réelle, si puissante avec Toi, même si cette belle chose       se passe aujourd'hui dans un grand moment de détresse, et qu'en plus je ne suis pas très fier de moi.

-   C'est vrai, Seigneur, jamais je n'avais parlé avec Toi comme maintenant, parce que n'étais pas en danger de mort. Jamais je n'avais eu avec Toi un contact aussi puissant       et vrai. Jamais je n'avais eu autant confiance en toi, bien que le venin du serpent soit encore en moi.

-   Mais que m'arrive-t-il ?

Seigneur Eternel je n'en reviens pas ! Pendant que je parlais avec Toi et que j'essayais de comprendre ce serpent mort et pendu, je ne me rendais pas compte que je ne sentais plus l'effet de ce venin en moi, et mieux encore je revis, je remonte de la fosse dans laquelle je m'enfonçais peu à peu !

-   Où est donc, Eternel, le venin qui était en moi ? Où est-il passé ?

-   Où est passé mon jugement ? Où est passée ma condamnation ?

-   Pourquoi as-tu eu pitié de moi pendant ce temps si précieux ?

-   N'avais-je pas pourtant péché contre Toi ? Alors où est passé mon empoisonnement ?

-   Pourquoi as-tu donné à mes yeux un symbole qui m'a obligé à me poser des questions, à me demander ce que cela pouvait bien être ?

-   Et pourquoi y ai-je vu, non une condamnation mais un symbole de Ta grâce, de Ton secours, mais cette fois-ci de manière purement personnelle ?

-   Seigneur Eternel, je m'aperçois peu à peu que, non seulement je crois en Toi d'une manière vraie, mais en plus maintenant j'ai le sentiment d'y voir ; j'ai le sentiment de Te voir.

(Fin temporaire de ce que j'ai essayé de représenter, le meilleur étant sans doute à venir de vous-mêmes).

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Ce n’est donc pas le fait de regarder le serpent qui sauva le peuple, mais c’est "l’acte de lever les yeux vers le symbole présenté en direction de la foi", qui sauva ceux qui regardaient ainsi.

C'est cela, exactement, qui délivra ceux qui crurent.

Oui lever les yeux avec de nouveaux yeux, vers ce Dieu qui répondait à Sa manière à leur prière, faite par Moïse.

Ils avaient demandé le secours de l'Eternel ; c'est ce secours qu'ils recevaient : Jésus-Christ crucifié, portant tous nos maux et nos péchés.

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Le peuple ne comprit pas forcément le "transfert de culpabilité" qui se passa à ce moment-là, mais c’était déjà le début de la foi qui se mettait en place, sans qu’il le sache.

Si Dieu avait répondu à la demande du peuple, ça aurait été une "délivrance collective", donc pas bonne ; mais, par le moyen du serpent sur la perche, c’était un acte individuel et personnel qui se passait, et donc une foi personnelle par une expérience personnelle.

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L’entrée dans le pays de la promesse, le pays promis à Abraham "le croyant", n’était pas loin.

Ce pays, on ne pouvait s’en emparer que par un processus de foi. C’était donc le passage obligé du peuple, et Dieu voulait re-susciter cette foi dans Son peuple, mais à chacun en particulier.

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On ne peut pas vivre de la foi des autres, amis ; le salut et la marche sont des affaires personnelles.

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C’est Dieu qui permit cette situation ; c’est Lui qui envoya ces serpents brûlants ; c’est Lui qui demanda à Moïse de faire un serpent d’airain, plutôt que de détruire les serpents qui piquaient les hommes.

Il aurait pu en effet détruire les serpents qu'Il avait engendrés ; mais alors il en serait sorti une "foi collective".

Pas très bon du tout ce genre de choses ! Ca tient, oui,… le temps du nombre de ceux qui entourent les autres.

Ce peuple avait absolument besoin de détourner les yeux d’eux-mêmes pour les tourner vers un Autre.

Cet "Autre" se trouvait sur la croix, mais le peuple ne le savait pas. Ce n’était pas le temps.

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Il n’a rien été demandé au peuple. Le seul fait de regarder au serpent sur la perche était, sans qu’il s’en rende compte, le premier acte de foi en Dieu pour ne pas périr. (Ne périsse pas)

Où étaient les œuvres ici ? Vous savez, ces fameuses "œuvres à ajouter" ; ou bien cet "esprit d'œuvres" qui pollue tout acte de foi ?

En vérité il n'y avait aucune place possible pour de telles œuvres. Dieu avait bien fait les choses !

Que faisait comme "œuvre" celui qui était épargné de la mort ?

Rien.

Il regardait et croyait, c'est tout.

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Oui, à travers les actes de Moïse, une partie du peuple a cru que Dieu répondait à leur prière. (Les fameux "quiconque")

En effet c’était un début de foi, car sur la perche il y avait uniquement "l’image de ce qui les avait piqués et les faisait mourir" ; et pourtant il est écrit qu’ils conservaient la vie, sans qu’ils sachent en donner l’explication.

L'Esprit de Christ était donc déjà à l'œuvre. Mais vous conviendrez qu'il y a une grande différence entre conserver la vie et recevoir la Vie !

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Ainsi est la foi. Elle croit ce qu’elle voit dans "l'invisible bien réel", sans chercher dans le visible palpable.

La foi repose sur La Parole de Dieu, elle a une confiance totale en Elle.

La foi croit Dieu sur parole. Sa propre Parole.

La foi ne cherche pas à analyser ce qui lui est présenté : Elle s’empare, uniquement, car la foi est de Dieu, et par elle nous sommes reliés à Lui.

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Nous étions nous aussi dans une situation d’urgence, comme l'était peut-être Nicodème, face à Jésus.

Le peuple périssait. Dieu à répondu à l’urgence... afin qu’il ne périsse pas.

Mais aujourd’hui ce n’est plus pour qu’il ne périsse pas que Jésus a paru, mais c’est afin que ce "quiconque croit en Lui, ait la Vie éternelle".

 

Dans le désert Dieu a donné, c’est vrai, mais donné momentanément, afin qu’il ne périsse pas.

Aujourd’hui par Jésus, "Dieu a donné en éternité", pour que quiconque croit en Lui, ait la Vie Eternelle !

 

En parlant ainsi à Nicodème, Jésus lui montrait, par l’exemple du serpent d’airain, ce qui allait se passer plus tard sur la croix : De la façon dont on le regardera, soit on périra, soit on aura la Vie Eternelle.

(Et mon juste vivra par la foi…) Habackuc 2 ; 4-5

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Et c'est ainsi qu'en parlant du serpent d’airain, Jésus se dévoile à nos yeux réjouis. Il montre que partout dans les Ecritures, même dans les endroits qui semblent nous montrer autre chose, c’est toujours Lui qui est présent et qu'Il est le même.

En parlant ainsi, Jésus nous montre que si nous sommes devenus capables de le voir, Lui, à la place d’un serpent, alors nous pouvons dire qu'effectivement nous avons reçu de nouveaux yeux, et aussi la Vie éternelle qui va avec.

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L’homme est naturellement attiré vers ce qui lui semble beau et digne de recevoir son attention. La vue d’un serpent lui fait naturellement détourner les regards.

En parlant du serpent d’airain à Nicodème, Jésus désirait lui faire comprendre qu’Il avait besoin d’ouvriers pour bien le présenter, et pas seulement comme un "faiseur de miracles", ou comme un "distributeur de récompenses".

C’est "selon le regard que l’on porte sur Jésus", que toute notre vie se déterminera.

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Aujourd’hui encore, demeurent les trois catégories de personnes qui se trouvaient dans le désert.

-   Il y a ceux qui ne s’occupent pas du tout de ces choses, étant trop occupés aux choses de la terre.

-   Il y a ceux qui regardent, mais avec une mauvaise vision, ou avec un excès de sentimentalisme, et qui ne peuvent donc saisir la réalité de l’image présentée.

-   Puis il y a ceux, les "quiconque", qui vont au-delà de leur vision, parce qu’ils ont reçu une nouvelle vision, une nouvelle naissance. Une nouvelle naissance de leur vision.

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Donc vivre La Vie Eternelle, c'est quoi ?

 Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre avec des yeux neufs, des oreilles neuves et un entendement neuf.

Vivre La Vie Eternelle, c’est avoir une vision "autre" que celle que nous avons acquise à notre naissance naturelle.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre "dans l’Eternel", dans l’éternité : Chose impossible pour celui qui a les yeux fixés sur ce qu’il voit uniquement.

Vivre La Vie Eternelle, c’est ôter le temps et l’espace : Chose impossible pour celui qui n’arrive pas à se projeter dans l’Eternel.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre par la Vie d’Un Autre : Impossible d’accepter le rachat pour celui qui tient à présenter ses propres bonnes œuvres.

Vivre La Vie Eternelle, c’est d’avoir les yeux détournés de soi-même : Impossible pour celui qui est encore dépendant de l’adversaire.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre dans l’impossible pour un être humain : Impossible ne faisant pas partie du domaine et du vocabulaire chrétien.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre dans l’inconcevable, l’inexplicable, selon l'expression d'un non-régénéré.

Vivre La Vie Eternelle, c’est vivre par la foi la Vie en Dieu par Un Autre : Jésus-Christ : Impossible à accepter pour celui qui est attaché aux choses de la terre.

Vivre La Vie Eternelle, c’est d’avoir accepté le transfert de culpabilité : Transfert irrecevable pour l’incrédule et le rebelle.

Vivre La Vie Eternelle, c’est d’avoir été délivré de toutes lois d'obligation : Irrecevable pour celui qui n’a pas vu le serpent cloué à la croix, à travers Jésus-Christ.

Vivre….

  

Jean Poulou et les frères et sœurs qui ont tenu à ajouter ce qu'ils avaient reçu en particulier.

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